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 Les expositions virtuelles


 Bohème dans la ville, vie et œuvre d’Onésime-Aimé Léger

L’exposition virtuelle « Bohème dans la ville, vie et œuvre d’Onésime-Aimé Léger » retrace le parcours exceptionnel d’un artiste canadien important, mais encore méconnu du grand public. Onésime-Aimé Léger est né à Saint-Isidore-de-Prescott en 1881 et est décédé à Montréal en 1924. Malgré une vie consacrée à l’art et à la création ainsi qu’une importante production, sa mort prématurée à l’âge de 42 ans l’a pratiquement fait tomber dans l’oubli. Ainsi, à travers son œuvre et ses expériences, nous expliquerons comment un jeune homme de 18 ans, originaire d’un petit village franco-ontarien situé non loin de la frontière québécoise, fut propulsé dans l’univers de l’art du début du 20e siècle, alors que rien ne le prédestinait à une carrière artistique.
Onésime-Aimé Léger fréquentera une foule d’artistes, d’écrivains, de photographes marquants, comme Alfred Laliberté, Joseph Saint-Charles, Jules Fournier et Lactance Giroux. Afin de gagner sa vie, Léger s’adaptera aux nouveaux moyens de communication de ce début de siècle, dont la presse illustrée et la photographie. Sa grande sensibilité le conduira aussi à réaliser plusieurs œuvres symbolistes qui seront le reflet des bouleversements sociaux vécus par ses contemporains, comme la misère, la pauvreté et la solitude. Au Canada, peu de créateurs de son temps oseront aller aussi loin sur cette voie. Le talent remarquable et l’indépendance d’esprit d’Onésime-Aimé Léger ne laisse personne indifférent.

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 De la subsistance à la collection : les appelants de chasse du Suroît


Bien qu'utilisé depuis l'époque où les Amérindiens peuplaient seuls le territoire que l'on appelle aujourd'hui l'Amérique, l'usage généralisé de l'appelant de chasse, ce leurre artificiel employé pour attirer les canards, ne se répand qu'au début du 20e siècle. Suite à l'adoption, en 1917, de la Convention concernant les oiseaux migrateurs entre le Canada et les États-Unis, l'usage coutumier d'utiliser des canards vivants et des bernaches pour tromper le gibier est désormais interdit. Le règne du canard de bois débute alors pour, éventuellement, donner naissance à une des plus riches formes d'expression de l'art populaire québécois. De nombreux artisans québécois sont ainsi reconnus dans tout le continent nord-américain, qu'il suffise de mentionner les noms d'Orel Leboeuf de Saint-Anicet ou de Bill Cooper de Verdun. À cette confrérie d'artisans qui ont maintenu et maintiennent toujours en vie la tradition bien québécoise de la sculpture de l'appelant de bois, s'ajoute, depuis les années 1950, une autre catégorie d'artisans spécialisés dans la production décorative. En effet, l'arrivée d'appelants industriels sur le marché favorise l'émergence de la sculpture décorative, une pratique artistique qui fut d'ailleurs toujours vivante, parallèlement à l'autre, plus fonctionnelle. Une véritable passion pour le canard de bois habite donc aujourd'hui une foule de collectionneurs, de connaisseurs et d'amateurs à l'échelle de l'Amérique du Nord.

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        © Musée régional de Vaudreuil-Soulanges 2009

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